Belgique 3-2 Sénégal (a.p.) : la remontée folle des Diables qualifiés pour les 8es
On en parlera longtemps. Dans la nuit du 1er au 2 juillet à Seattle, la Belgique a réalisé l’une des remontées les plus folles de son histoire en Coupe du monde. Menés 0-2 à cinq minutes de la fin du temps réglementaire, les Diables Rouges ont renversé le Sénégal 3-2 après prolongations, se qualifiant pour les huitièmes de finale dans une confusion totale et une joie explosive. Un match qui restera dans les mémoires, comparé déjà à la légendaire remontée contre le Japon en 2018.

Première mi-temps : les Lions sénégalais dominateurs
Les Diables Rouges ont livré un premier acte catastrophique. Le Sénégal, galvanisé par son public africain présent en masse à Seattle, a pris le contrôle du match dès les premières minutes. Habib Diarra a ouvert le score à la 25e minute d’une frappe précise qui a surpris Courtois. Une réalisation qui a confirmé ce que beaucoup craignaient : le Sénégal n’était pas là pour faire de la figuration.
La Belgique semblait éteinte, privée de ses automatismes et incapable de créer le danger. De Bruyne a tenté de prendre les choses en main, mais les Lions défendaient avec une intensité redoutable. La mi-temps est arrivée sur le score de 1-0 pour le Sénégal, avec une équipe belge en grande difficulté.
Deuxième mi-temps : le Sénégal enfonce le clou
Le retour des vestiaires n’a rien changé. Pire : Ismaïla Sarr a alourdi le score à la 51e minute, profitant d’une nouvelle erreur défensive belge pour inscrire le 2-0. Le Sénégal semblait tenir la qualification. Les tribunes se vidaient mentalement, les Belges dans les gradins baissaient la tête. À dix minutes du terme, la qualification paraissait impossible.
Rudi Garcia a tenté de tout changer. Lukaku, Raskin, les montées offensives se multipliaient. L’équipe s’est mise à jouer avec une rage et une intensité qu’elle n’avait pas montrées depuis le début de la rencontre. Et dans les moments impossibles, les Diables ont une façon de revenir à la vie.
Les cinq dernières minutes qui ont tout changé
À la 86e minute, Romelu Lukaku , encore lui, toujours lui , a réduit l’écart d’une tête puissante sur un corner. 1-2. Un but qui a électrisé les quelques milliers de supporters belges présents et fait vibrer tout le pays devant les écrans.
Et trois minutes plus tard, à la 89e, l’incroyable s’est produit. Youri Tielemans a égalisé d’une frappe croisée qui s’est logée dans le coin opposé. 2-2. Seattle a explosé. Le Sénégal, qui tenait sa qualification depuis 90 minutes, s’est effondré en quelques minutes. Un scénario brutal, impitoyable, qui rappelle tout ce qu’on aime et tout ce qu’on redoute dans le football à élimination directe.
La prolongation et le penalty décisif de Tielemans
La prolongation a été tendue, épuisante. Les deux équipes, à bout de forces, ont alterné les occasions sans trouver le chemin des filets pendant 120 minutes. Puis, dans les arrêts de jeu de la prolongation, à la 120e+5e minute, l’arbitre a sifflé un penalty pour la Belgique après une faute dans la surface. Youri Tielemans, glacial, a transformé l’essai. 3-2. Double pour le milieu d’Aston Villa, héros inattendu d’une nuit de folie à Seattle.
La Belgique rejoint les huitièmes de finale dans la douleur, mais avec cette conviction que les grandes équipes trouvent un moyen de gagner même quand tout est contre elles. La remontée contre le Sénégal rejoindra la liste des grands moments de l’histoire des Diables Rouges, aux côtés de ce Japon 2018 qui avait déjà fait battre les coeurs belges à tout rompre.
Prochain rendez-vous : les États-Unis en huitièmes
Les Diables Rouges affronteront les États-Unis en huitièmes de finale, dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 juillet à 2h00 du matin (heure belge), toujours à Seattle. Un match au sommet entre les co-organisateurs américains et l’une des meilleures équipes européennes du tournoi. Retrouvez notre pronostic complet dès demain sur parissportifbelgique.be.