Rayane Bounida tourne le dos à la Belgique : pourquoi ce choix fait mal aux Diables
Né à Vilvorde, formé à Anderlecht, lancé à l’Ajax : Rayane Bounida avait tout du futur Diable Rouge. Il a 20 ans, il évolue dans l’un des meilleurs centres de formation d’Europe, et il vient d’informer la Fédération belge de son choix définitif. Ce sera le Maroc. Un coup dur pour les Diables, et une décision qui mérite qu’on en parle vraiment.

Qui est Rayane Bounida ?
Bounida est né le 3 mars 2006 à Vilvorde, en périphérie de Bruxelles. Il a grandi footballistiquement à Anderlecht, le club formateur de référence en Belgique, avant de quitter les Mauves en 2022 pour rejoindre l’Ajax Amsterdam. À seulement 16 ans. Ce n’est pas le genre de mouvement qui se fait par hasard : l’Ajax ne recrute pas au feeling, il sélectionne les profils à fort potentiel.
Milieu offensif technique, capable de jouer dans l’axe ou dans les couloirs, Bounida s’est progressivement imposé chez les U19 ajacides avant de commencer à frapper à la porte de l’équipe première. Sa progression a été régulière. Ses prestations avec les sélections belges de jeunes laissaient penser que la question de sa nationalité sportive était réglée.
Pourquoi ce choix fait vraiment mal
Ce n’est pas juste une perte sur le papier. Bounida représentait exactement le profil qui manque aux Diables Rouges dans les années à venir : un milieu technique, jeune, formé dans l’un des clubs les plus exigeants d’Europe sur le plan tactique. La sélection belge traverse une période de reconstruction post-génération dorée, et chaque talent qui choisit une autre route est un manque à gagner concret.
La Fédération belge a officiellement reconnu sa défaite dans ce dossier. Roberto Martinez avait déjà essayé d’attirer Bounida dans l’orbite des A, Rudi Garcia a lui aussi tenté sa chance avec les Espoirs. Sans succès. Le Maroc, porté par l’élan de sa Coupe du Monde 2022 et sa montée en puissance internationale, a visiblement su proposer un projet plus convaincant.
Ce que ça change pour les Diables
À court terme, rien. Les Diables ont des joueurs établis à son poste et Bounida n’était pas encore une certitude pour les grandes échéances de 2026. Mais à moyen terme, ce choix illustre une tendance inquiétante : plusieurs profils formés en Belgique, porteurs d’une double identité, optent de plus en plus souvent pour une autre sélection nationale. Le cas Bounida n’est pas isolé, il est symptomatique.
Pour les parieurs qui suivent les cotes sur les futures compétitions des Diables, la question de la profondeur du banc belge reste posée. Les Diables restent un pays du top 15 mondial, mais la fenêtre de reconstruction post-génération dorée s’avère plus longue que prévu.